Relativement peu de publications macroéconomiques sont prévues pour jeudi. En substance, les seuls rapports à surveiller sont ceux concernant les ventes au détail dans la zone euro et les demandes d’allocations chômage aux États‑Unis. Toutefois, il convient de noter qu’un volume important de données macroéconomiques a déjà été publié cette semaine. Presque toutes ont été ignorées, ou bien la réaction du marché est restée minimale. Par exemple, hier, des rapports positifs d’ADP et de l’ISM ont été publiés aux États‑Unis, tandis que l’Iran lançait de nouvelles frappes sur le Koweït. Ces trois événements, pris ensemble, ont entraîné un renforcement du dollar de plusieurs dizaines de pips, mais ils n’ont eu aucun impact sur le tableau technique de l’une ou l’autre paire de devises.

Parmi les événements fondamentaux de jeudi, il convient de noter les discours de Mary Daly et Thomas Barkin de la Federal Reserve, de Christine Lagarde de la Banque centrale européenne, ainsi que d’Andrew Bailey de la Bank of England. Sans aucun doute, les interventions des dirigeants de la BCE et de la BoE suscitent de l’intérêt ; toutefois, pour que le marché réagisse, les responsables des banques centrales doivent transmettre quelque chose d’important et d’inattendu, surtout dans les circonstances actuelles. Il convient de noter que la seule banque centrale susceptible de modifier son taux directeur lors de sa prochaine réunion est la BCE. Le marché est globalement préparé à ce scénario, mais il l’ignore, car l’euro ne progresse pas. Par conséquent, si Lagarde indique aujourd’hui que la BCE est prête à un resserrement, cela ne devrait probablement pas provoquer de réaction significative du marché. Suite au rapport d’inflation d’avril, il n’y a aucune raison de s’attendre à une hausse de taux de la part de la BoE, l’inflation ayant ralenti.
Le contexte géopolitique reste décevant, l’Iran et les États-Unis s’étant de nouveau rapprochés d’une reprise du conflit après l’échec des négociations. Les pourparlers entre Washington et Téhéran se poursuivent et, selon le président américain, ils sont « très réussis ». Toutefois, aucune confirmation de succès diplomatique n’est venue d’Iran. Au contraire, les parties violent régulièrement les conditions du cessez-le-feu et, cette semaine, Téhéran a même exprimé son souhait de suspendre tout contact diplomatique avec Washington.
Lors de l’avant-dernier jour de bourse de la semaine, les deux paires de devises pourraient afficher une dynamique relativement faible, à moins que de nouveaux messages ne surviennent au sujet du conflit et du cessez-le-feu au Moyen-Orient. L’euro peut être négocié aujourd’hui à partir de la zone de 1,1584–1,1591, tandis que la livre sterling peut être négociée à partir de la zone de 1,3380–1,3386. La géopolitique demeure le principal facteur d’influence sur le marché des changes.
Les niveaux (zones) de support et de résistance des prix constituent des objectifs lors de l’ouverture de positions longues ou courtes, ou bien des sources de signaux.
Les lignes rouges indiquent les canaux ou lignes de tendance qui reflètent la tendance actuelle et indiquent la direction privilégiée pour le trading.
L’indicateur MACD (14,22,3) – histogramme et ligne de signal – est un indicateur complémentaire pouvant également être utilisé comme source de signaux.
Les discours et rapports importants (présentés dans le calendrier économique) peuvent avoir un impact significatif sur l’évolution de la paire de devises. Par conséquent, lors de leur publication, le trading doit être mené avec une prudence maximale, ou il convient de sortir du marché afin d’éviter des retournements brusques à l’encontre du mouvement précédent.
Les débutants qui tradent sur le marché du forex doivent garder à l’esprit que toutes les transactions ne peuvent pas être gagnantes. Élaborer une stratégie claire et appliquer une bonne gestion du capital sont les clés du succès dans le trading sur le long terme.
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