Geopolitické napětí mezi Izraelem a Íránem vrhá stín na světové finanční trhy, ačkoliv tržní indexy zatím reagují s neobvyklou stabilitou.
V pondělí ráno, kdy pokračovaly raketové útoky, futures na index S&P 500 opět překročily hranici 6 000 bodů. Tento vývoj nastal pouhé 2 % pod historickým maximem z února.
Lori Calvasiny, vedoucí výzkumu strategie amerických akcií v RBC Capital Markets, však varuje, že současná situace může mít pro akcie tři zásadní důsledky. Každý z nich by mohl vyvolat korekci, která zasáhne nejen samotné ocenění, ale také náladu investorů a měnovou politiku.
Prvním důsledkem, na který Calvasiny upozorňuje, je riziko snížení ocenění akcií v důsledku zvýšené nejistoty v oblasti národní bezpečnosti. Stejně jako v dobách hospodářských otřesů, i nyní mohou investoři reagovat poklesem ochoty platit vysoké násobky zisků.
V konkrétních číslech to znamená pokles tzv. P/E poměrů, tedy poměru ceny akcie k jejímu zisku. Tento klíčový ukazatel se během březnových a dubnových turbulencí, způsobených obchodními cly, prakticky nezměnil. Trh se rychle zotavil a ocenění zůstaly vysoko nad dlouhodobým průměrem.
Nový konflikt na Blízkém východě však přichází v okamžiku, kdy jsou akciové ocenění velmi citlivé na jakékoli špatné zprávy. Podle Calvasiny může i menší geopolitický otřes znamenat prudký pokles ochoty investorů nakupovat akcie za současné ceny.

Druhou výzvou je možnost, že se prudce zhorší investorský a spotřebitelský sentiment. V posledních týdnech se nálada na trzích začala opatrně zlepšovat, což se projevilo zvýšeným zájmem o IPO nebo fúze a akvizice. Pokud se ale trhy stanou znovu volatilními kvůli geopolitickému napětí, tento pozitivní vývoj by mohl rychle skončit.
Calvasiny připomíná, že i menší události – například požáry, extrémní počasí nebo chřipková sezóna – v minulosti ovlivnily spotřebitelské chování a tím i výsledky firem. Je tedy pravděpodobné, že se konflikt na Blízkém východě stane součástí kvartálních výsledků mnoha firem, a to s negativním dopadem na očekávání investorů.
Optimismus, který se začal objevovat po obchodních válkách, by tak mohl být jen krátkodobý. Zhoršení nálady investorů by mohlo vést k odkladu plánovaných investic, omezení spotřeby i větší opatrnosti podniků.
Třetím rizikem, které RBC zmiňuje, je vliv rostoucích cen ropy na inflaci. Pokud dojde k výraznému narušení dodávek z oblasti Blízkého východu, ceny ropy Brent by podle komoditních stratégů RBC mohly výrazně vzrůst. A s tím i inflační tlaky, které by mohly zhatit současný výhled měnové politiky Fedu.
Jedním z pilířů, na kterých nyní trhy staví své naděje, je očekávání snižování úrokových sazeb ve druhé polovině letošního roku a v roce 2026. Vyšší inflace by však tento scénář mohla zásadně narušit. Zátěžový test RBC například počítal s inflací PCE na úrovni 4 %, pouze dvěma sníženími sazeb po 25 bazických bodech a výnosem 10letých dluhopisů na úrovni kolem 4,45 %.
Výsledky tohoto testu ukazují, že reálná hodnota indexu S&P 500 na konci roku 2025 by mohla být jen mezi 4 800 a 5 200 body. To by znamenalo pokles z aktuálních úrovní téměř o 20 %, což by vrátilo trh na hodnoty z počátku roku.
Navzdory těmto hrozbám zůstává tržní dynamika zdánlivě stabilní. Futures na americké indexy mírně rostly, výnosy státních dluhopisů se pohybovaly kolem 4,43 % a dolarový index mírně klesal. Cena zlata se držela kolem 3 413 USD za unci, zatímco ropa se obchodovala přibližně za 72,5 dolaru za barel.
Zajímavostí z trhu bylo pondělní oslabení akcií společnosti Novo Nordisk o 2 %, a naopak růst akcií společnosti Kering o více než 9 % poté, co firma získala nového CEO z automobilky Renault. Významné ztráty zaznamenala firma Sarepta Therapeutics kvůli vážným vedlejším účinkům u jednoho z jejích léků.
Izrael a Írán pokračovali ve vzájemných útocích již čtvrtý den. Přesto ceny ropy neudržely své pondělní zisky, což naznačuje, že trhy zatím neočekávají plnohodnotnou eskalaci, ale situace zůstává křehká. Každá nová informace může přinést obrat ve vývoji nálady i cen.

La semaine prochaine s’annonce à la fois riche en informations et volatile. Aux États-Unis, des données clés sur le marché du travail, l’indice ISM manufacturier et l’indicateur de confiance des consommateurs seront publiés. En Europe, les chiffres de l’inflation pour l’Allemagne et la zone euro seront dévoilés. Par ailleurs, tout au long de la semaine, de nombreux représentants de la Federal Reserve prendront la parole pour exposer leurs positions concernant les perspectives d’assouplissement de la politique monétaire.
En fin de compte, les événements géopolitiques façonneront le sentiment de marché, en particulier sur fond de rumeurs selon lesquelles le Pentagone se préparerait à une opération terrestre en Iran. Tout cela indique que la paire EUR/USD se retrouvera de nouveau dans une zone de turbulences de prix.
Au cours de la séance européenne, les principales données sur la progression de l’inflation en Allemagne seront publiées. Selon les prévisions, les indicateurs clés devraient s’accélérer nettement. Plus précisément, l’indice global des prix à la consommation devrait bondir à 1,1 % en glissement mensuel en mars, contre 0,2 % précédemment. En glissement annuel, la hausse devrait également être substantielle — de 1,9 % à 2,6 % — sur fond de crise énergétique et de fortes augmentations des prix de l’énergie. L’indice des prix à la consommation harmonisé (EU Harmonised) devrait lui aussi s’accélérer, passant de 2,0 % à 2,4 %.
Si le rapport est conforme aux prévisions (sans parler d’un résultat « dans le vert »), les acheteurs de l’EUR/USD recevront un certain soutien, car les données d’inflation allemandes sont généralement corrélées à des indicateurs similaires pour l’ensemble de la zone euro (qui seront publiés le lendemain).
Par ailleurs, lundi, le président de la Federal Reserve, Jerome Powell, doit prononcer un discours. Il participera à une discussion modérée à l’Université Harvard. Il convient de noter qu’à l’issue de la réunion de mars, Powell avait adopté un ton modérément « hawkish », déclarant que la banque centrale ne réduirait pas les taux d’intérêt tant qu’elle ne constaterait pas de progrès dans le ralentissement de l’inflation. La Fed n’a pas évoqué la possibilité d’un durcissement supplémentaire de la politique monétaire (contrairement à la Banque centrale européenne, qui a reconnu la possibilité d’une hausse des taux). Si Powell durcit sa rhétorique dans son discours, le dollar pourrait sensiblement renforcer ses positions sur l’ensemble du marché, y compris face à l’euro. Toutefois, ce scénario paraît peu probable ; il est plus vraisemblable que Powell se contente de reprendre les points déjà formulés.
Mardi, la Chine publiera l’indice PMI manufacturier pour mars. La plupart des analystes (notamment chez ING et Bloomberg) s’attendent à ce que l’indice repasse en zone d’expansion. Au cours des deux derniers mois, il a reculé pour atteindre 49,0 en février. Pour mars, une hausse à 50,2 est anticipée. Il est important de souligner que mars est traditionnellement considéré comme un mois fort pour l’industrie chinoise (après le creux lié aux congés de février et la reprise du secteur de la construction), de sorte que ce résultat ne doit pas être considéré comme « sensationnel ». Néanmoins, une publication positive pourrait soutenir indirectement l’euro en renforçant l’appétit pour le risque.
Pendant la séance européenne de mardi, nous recevrons les données de mars sur la progression de l’inflation dans la zone euro. Une accélération de l’IPC global est attendue, tandis que l’inflation sous-jacente devrait stagner. Plus précisément, l’indice global des prix à la consommation devrait grimper à 2,5 % en glissement annuel (après 1,9 % précédemment) — son plus haut niveau depuis janvier de l’année dernière. L’IPC de base, qui exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation, est attendu stable à 2,4 % en mars. Comme indiqué plus haut, la Banque centrale européenne n’a pas exclu un durcissement de la politique monétaire lors de sa réunion de mars « si l’inflation montre une hausse durable ». Par conséquent, ce rapport sera évalué par les traders à la lumière de la position affichée par la banque centrale. Si l’inflation globale et l’inflation sous-jacente montrent toutes deux une dynamique haussière, l’euro bénéficiera d’un soutien important.
Au cours de la séance américaine de mardi, les données JOLTS pour février seront publiées. Le mois précédent, le nombre d’offres d’emploi avait légèrement augmenté à 6,95 millions, après une chute record à 6,55 millions en janvier. Pour février, un recul à 6,9 millions est attendu. Un tel résultat sera interprété par le marché comme un signe de refroidissement supplémentaire du marché du travail américain. Pour les haussiers sur le dollar, il est essentiel que l’indicateur ne retombe pas au niveau de janvier ni en dessous.
Mardi également, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board sera publié aux États-Unis. Une dynamique négative est anticipée pour mars : la plupart des analystes tablent sur une baisse de l’indice à 88,0, soit son plus bas niveau depuis avril de l’année dernière. Un résultat aussi morose reflétera la réaction extrêmement douloureuse des ménages américains aux événements de mars. Une attention particulière devra être accordée au sous-indice des anticipations : s’il tombe sous le seuil critique de 80,0 (et s’y maintient), le dollar se retrouvera sous pression, car il s’agit d’un signal classique annonçant une récession dans les 6 à 12 mois.
En outre, trois représentants de la Fed s’exprimeront mardi : Austan Goolsbee, Michael Barr et Michelle Bowman.
En Chine, l’indice PMI manufacturier Caixin, qui se concentre sur le secteur privé et les petites entreprises exportatrices, sera publié. Il devrait rester en zone d’expansion, tout en reculant légèrement de 52,1 à 52,8. Si cet indicateur de l’activité manufacturière affiche une dynamique positive (contrairement aux attentes de baisse), il pourrait apporter un soutien indirect supplémentaire à l’euro en renforçant l’appétit pour le risque.
Cependant, les rapports macroéconomiques les plus importants pour l’EUR/USD mercredi viendront des États-Unis.
Premièrement, le rapport ADP sur l’emploi sera publié, servant de baromètre avant la parution des données officielles. Bien que les chiffres ne soient pas toujours corrélés, l’ADP peut provoquer de la volatilité. Il convient de noter que même la prévision de ce mois-ci est faible — seulement 42 000 emplois sont attendus (après une hausse de 60 000 en février). Il s’agit d’un résultat modeste, mais si le chiffre réel se révélait négatif, contrairement aux attentes, le dollar subirait une pression marquée.
Deuxièmement, nous examinerons les données de février sur les ventes au détail aux États-Unis. Les ventes au détail globales devraient augmenter de 0,4 %, après une contraction de 0,2 % le mois précédent. Hors automobiles, elles devraient progresser de 0,3 % après une croissance nulle en janvier.
Troisièmement, l’indice manufacturier ISM sera publié aux États-Unis. Il s’agit de l’un des principaux indicateurs avancés des cycles économiques. En mars, cet indicateur devrait rester pratiquement au niveau du mois précédent, à 52,3, après une hausse à 52,4 en février. Toutefois, si l’indice retombe de manière inattendue en zone de contraction (sous le seuil de 50 points), le dollar fera face à une pression considérable.
Jeudi sera probablement la journée la plus « creuse » pour les traders de l’EUR/USD. Le seul point d’intérêt sera le rapport sur les demandes hebdomadaires d’allocations chômage, publié pendant la séance américaine. La semaine dernière, le nombre de nouvelles demandes a augmenté à 210 000. Pour la semaine en cours, ce chiffre pourrait rester quasiment au même niveau (212 000).
Cela indiquerait la formation d’une tendance haussière (deuxième semaine de hausse), mais un tel résultat resterait acceptable pour le billet vert. Le dollar ne subirait une pression notable qu’en cas de bond de l’indicateur à 230 000 ou au-delà.
Vendredi, l’attention de tous les traders sur la paire EUR/USD se portera sur le rapport NFP (Non-Farm Payrolls) de mars. Rappelons que le résultat de février avait désagréablement surpris, voire choqué, les intervenants : le taux de chômage est monté à 4,4 %, et le nombre d’emplois a chuté de 90 000. Toutefois, selon le président de la Fed Jerome Powell, ces chiffres semblent anormaux et s’expliqueraient par des circonstances de force majeure (grèves dans le secteur de la santé et catastrophes météorologiques).
Dans ce contexte, le rapport NFP de mars revêt une importance particulière, car il permettra de déterminer si la baisse de février était un incident isolé ou le signe annonciateur d’une tendance durable.
La plupart des analystes s’attendent à une hausse du taux de chômage à 4,5 % en mars. Il est important de noter que ce niveau est considéré comme un seuil psychologique et technique critique. Une augmentation de 0,5 point de pourcentage du chômage par rapport au point bas du cycle est souvent interprétée comme la validation de la « Sahm Rule », signalant le début d’une récession.
Dans le même temps, l’emploi non agricole ne devrait augmenter que de 56 000 en mars. Un tel « gain » modeste, après la « perte » de février, sera probablement perçu par le marché comme une tentative de stabilisation plutôt que comme un signe de retour à une croissance durable.
Le salaire horaire moyen est attendu en hausse de 0,4 % en glissement mensuel (après une progression de 0,3 % le mois précédent). Toutefois, dans le contexte actuel, une hausse de ce « chiffre salarial » ne soutiendra pas le billet vert : la persistance (ou l’accélération) de la croissance des salaires dans un environnement de faibles créations d’emplois est le signe de pressions stagflationnistes.
À en juger par les prévisions, la plupart des principaux rapports macroéconomiques de la semaine à venir pourraient soutenir les acheteurs d’EUR/USD via un renforcement simultané du dollar et un affaiblissement de l’euro. Cependant, ce potentiel reste conditionnel, car en cas de nouvelle escalade au Moyen-Orient, le marché pourrait à nouveau ignorer les données macroéconomiques au profit du dollar, valeur refuge.
D’un point de vue technique, la paire se situe, sur les unités de temps H4 et D1, entre les lignes médiane et inférieure de l’indicateur Bollinger Bands et sous l’ensemble des lignes de l’indicateur Ichimoku, lequel affiche un signal baissier de « Parade of Lines ». Cela plaide en faveur de positions vendeuses. Le premier objectif de la baisse se situe à 1,1490 (ligne inférieure de Bollinger Bands sur le graphique en quatre heures). L’objectif principal est 1,1450 (ligne inférieure de Bollinger Bands sur l’unité de temps D1).
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